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Sur les traces d'une expatriée [Eléonor & Kenneth]

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MessageSam 10 Mar - 16:45

Kenneth
Fraser


[Samedi 24 février ; Pandora's Box]

Il était tôt, trop tôt pour l'étudiant réchauffant ses mains comme il le pouvait. Le froid londonien était à son paroxysme malgré le soleil pointant le bout de son nez, quelle idée de venir si tôt aussi ! M'enfin, il ne fallait pas que Wayne s'échappe une nouvelle fois de l'interrogatoire qui l'attend.

En effet après la venue de l'inspecteur Kenneth avait obtenu le nom de "Wayne Cree" et le nom d'une librairie "Pandora's Box". Une rapide recherche sur internet donna rapidement l'adresse exacte et les horaires d'ouverture de la boutique ainsi que le nom du gérant, le fameux Wayne. Le jeune homme décida alors d'aller poser quelques questions, parce que après ses surprenantes découvertes l'esprit de Kenneth était rempli d'interrogations. Il savait que Juliette s'intéressait un peu au surnaturel, mais pas plus qu'une autre personne alors pourquoi l'inspecteur avait le nom du gérant et de sa boutique noté dans son calepin ? La jeune française se doutait-elle de la vraie nature de Kenneth ? Et la question qui trottait dans la tête de l'étudiant et celle qui le laisser le plus perplexe, quelle est la relation entre Juliette et Wayne ? L'après-midi même le jeune homme se décida à aller voir directement le gérant de la librairie, mais il fut largement déçu le propriétaire des lieux n'était pas là à ce moment. Il se renseigna alors auprès de la vendeuse en boutique qui lui révéla que son patron ne reviendrait qu'en fin de semaine car il était en voyage d'affaires. Rien de tel que pour mettre les nerfs de Kenneth à rude épreuve, et c'est avec une impatience non dissimulée qu'il attendit ce jour.

L'ancien gangster arriva devant le bâtiment au style victorien qui hébergeait le magasin, l'enseigne de celui-ci était sans surprise une boîte à moitié ouverte. Mais il ne s'attarda pas sur ce genre de détails qu'il ne l’intéressait guère, d'un pas assuré il descendit les escaliers puis ouvrit le porte d'entrée. L'intérieur lui était digne d'un décor de cinéma, comme à l'époque le magasin s'étendait sur sa longueur et non sur sa largeur, une sorte de large couloir avec des bibliothèques remplit de livre sur les côtés, une atmosphère de l'ancien temps se dégageait de ce lieu comme si l'on venait de faire un voyage dans le temps. Les livres eux étaient rangés dans un chaos organisé, toute de suite sur la droite de la boutique on pouvait observer un siège qui avait l'air confortable, enfin si l'on enlevait le tas de livre qui siégeait dessus. Au fond de la boutique il y avait un comptoir avec une caisse enregistreuse sortit tout droit des années 60, celles qui émettent un bruit si particulier et familier lorsque l'on encaisse, mais il n'y avait personne à côté pas la moindre trace de la vendeuse ou du propriétaire des lieux. Pourtant la porte d'entrée était bien ouvert, le gérant devait donc être là quelque part. L'étudiant décida alors de patienter jusqu'au retour de ce dernier, Kenneth observa donc les ouvrages qu'il y avait dans la boutique et sourit au nom de certains d'entre eux. Mais c'est un livre présentant les êtres de sa race qui l'intrigua le plus, il attrapa alors le livre et commença à le lire.

MessageLun 12 Mar - 23:38

Catalina
Aguilar

La sonorité métallique si caractéristique de la rencontre de talons hauts avec un escalier en fer forgé, vint rompre la quiétude de la boutique à cette heure bien matinale. La succession rapprochée des cliquetis démontrait que la personne gravissait les marches avec précipitation et donc par déduction, que la présence de Kenneth à l'intérieur de la librairie n'était point passée inaperçue. Et si cela ne suffisait pas, une voix suave et mélodieuse, à l'accent catalan survint dans la foulée.

- J'arrive, j'arrive !

Et effectivement, une jeune femme aux traits hispaniques apparut dans les secondes suivantes, sur le seuil marquant l'entre-deux et qui offrait accès à la seconde section du rez-de-chaussée de la librairie. Le manche d'un balai à la main !

- Bonjour, bonjour ! Je suis vraiment navrée mais, nous sommes pas encore ouvert. J'ai sottement oublié de ...

La jeune vendeuse venait de s’interrompre en plein milieu de sa phrase, en découvrant l'identité du premier visiteur de cette matinée. Catalina possédait une mémoire eidétique et n'oubliait par conséquent, aucun des visages observés tout au long de son existence. Ce qui lui permettait de reconnaître instantanément un client fréquentant assidûment les lieux, d'une personne simplement de passage. Et celui-ci justement, n'était ni l'un ni l'autre.

- Oh ! C'est vous. Je crains que vous ne deviez patienter un moment, mon patron n'est pas encore arrivé.

Puis, avisant le vieil ouvrage que feuilletait ce dernier, Catalina inclina légèrement la tête pour en saisir le titre. Elle laissa échapper alors, le bruit plus ou moins étouffé d'un de ces rires que l'on ne parvenait à contenir.

- Cet ouvrage est un ramassis d'inepties écrit par un Duine et destiné à ses semblables. À moins bien sûr, que vous n'invoquiez le prince des Enfers en exécutant une danse, nu comme un ver, un soir de nouvelle lune, un crapaud dans une main et un calice de sang dans l'autre. Si tel est le cas, alors je serais prête à reconsidérer mon jugement à son égard.

MessageMar 13 Mar - 1:03

Kenneth
Fraser

Alors que l'étudiant lisait avec assiduité son ouvrage, de légers bruits de pas vinrent à son oreille mais il décida de maintenir son attention sur le livre laissant venir celui ou celle qui arrivait. Gardant toujours son attention sur les bruits de pas qui se rapprochaient, il déduisit qu'il s'agissait d'une femme au vu du bruit qu'ils faisaient, trop léger pour être ceux d'un homme. Puis la voix d'une femme, avec un délicieux accent catalan dont se régalait Kenneth, un vent de fraîcheur dans sa rude matinée. Il s'agissait de la vendeuse qu'il avait croisée la dernière fois, son patron ne devait pas être encore arrivé. La patience est mère de toute vertu, et dans le cas où il se ferait bouter hors de la boutique il pourrait toujours fumer une cigarette.

La pièce se réchauffa juste à la présence de la jeune espagnole qui venait d'y faire son entrée, malgré son humeur massacrante l'arrivée de la jeune vendeuse arracha un sourire sincère sur le visage de son interlocuteur. À première vue, elle n'avait pas oublié qui il était et la raison de sa visite. Et avant même que Kenneth n'eut répondu aux politesses habituelles la vendeuse répondit à sa première interrogation, à savoir la présence du propriétaire des lieux.

- Bonjour, je suis désolé de mon arrivée aussi matinale. Si cela pose un problème je peux attendre dehors.

Alors qu'il était sur le point de reposer le livre, il remarqua que son interlocutrice semblait tenter de lire le titre de ce dernier. Il laissa faire, il n'avait pas grand-chose à perdre, puis vint les rires, à première vue il venait de perdre en crédibilité. Mais ce qui intrigua le plus fut le vocabulaire utilisé par son terlocutrice. Au vu du mépris dont elle faisait preuve auprès du livre qu'il tenait encore dans ses mains, elle devait certainement être d'une espèce surnaturelle ou en lien avec. Aucun humain sain d'esprit n'appellerait quelqu'un de son espèce par le doux mot "Duine", mais donc est-ce que le gérant de cette boutique était aussi un être surnaturel ? Il devait enquêter là-dessus, mais en premier lui il ne fit comme si de rien n'était et reposa le livre qu'il tenait puis attrapa son paquet de cigarettes dans la poche de sa veste en s'assurant que sa matraque télescopique était toujours là.

- Effectivement cet ouvrage est plutôt ... Intéressant disons. Il sortit son paquet de cigarette, mis une cigarette à sa bouche, puis regarda dans les yeux la belle demoiselle à côté de lui et lui tendit le paquet. Vous en voulez une ?

Il observa alors plus attentivement la vendeuse. Elle portait un chemisier vert amande refermé jusqu'au col avec un jean noir, très certainement la tenue exigée par son employeur. Plutôt mince, elle n'avait pas l'air sportive mais n'était pas non plus touchée par la terrible masse graisseuse de la sédentarité. Un fin collier en argent autour de son cou, puis un visage aux traits hispaniques, deux yeux d'un marron noisette surplombant un sourire ravageur. Puis Kenneth toujours la main vers la vendeuse lui dit accompagné par une légère révérence:

- Je n'ai même pas eu la politesse de me présenter la première fois que l'on s'est vu, et je m'en excuse. Kenneth Fraser pour vous servir.

MessageSam 17 Mar - 14:14

Catalina
Aguilar

Catalina affichait un sourire manifestant une cordialité intrinsèque à ses fonctions au sein de la librairie. Sa mémoire eidétique n'était pas l'unique atout de la demoiselle, qui détenait une palette intégrale de compétences adéquate à son emploi de vendeuse. Entre autres, outre la politesse évidemment, elle était ce genre de personne qui attirait immédiatement la sympathie, qui savait se montrer chaleureuse et à l'écoute de la clientèle et surtout, d'une patience à toutes épreuves. Ce qui était assez paradoxal, en prenant en compte ses origines latines et le don occulte de sa lignée.

Gratifiant son visiteur d'un sourire donc, Catalina rejeta avec amabilité d'un simple geste de la main, les "excuses" lui étant adressées.

- Patienté dehors par ce froid ? Vous n'y pensez pas ! Je serais une bien mauvaise commerçante si je laissais cela arrivé. Vous pouvez rester à l'intérieur sans problème, je tenais juste à vous informer si vous étiez l'un de nos client, que je ne pouvais légalement rien vous vendre en dehors des heures d'ouverture.

Lorsque le jeune homme replaça sur le rayonnage, l'ouvrage qu'il détenait entre ses mains, la catalane craignit, un court instant, d'en être la responsable. Bien qu'ayant un rire lui venant facilement aux lèvres, ce dernier était en règle générale, plus amusé que moqueur. Aujourd'hui cependant, il devait se situer approximativement à la joncture des deux.

- Appelons un chat un chat ! Ce livre est un véritable attrape-nigaud comme la plupart de ceux, que vous trouverez au rez-de-chaussée.

Catalina accepta la cigarette que lui proposait son interlocuteur avec plaisir. Encore une fois, elle laissa échapper un rire amusé en réponse à la révérence du jeune homme.  

- Encantada senyor Kenneth. Je suis Catalina Rosana Amalia Aguilar. Mais, appelez-moi juste Catalina, ça facilitera la conversation. Si j'ai bonne mémoire, vous n'aviez pas pris la peine également, de m'expliquer le motif de votre visite précédente.

Et d'un nouveau geste de la main, elle l'incita à la précéder à l’extérieur. À peine eurent-ils franchit le seuil de la boutique, que déjà la vendeuse inhalait les vapeurs de tabac de sa cigarette allumée ... soudainement sans le concours d'un briquet ou d'allumette.

MessageDim 18 Mar - 1:05

Kenneth
Fraser

Ce sourire remplit de chaleur et de convivialité fit presque apparaître un semblant de bonne humeur sur le visage de l'étudiant. Les réponses enjouées et pleines de vie qu'offrait la catalane était un délice de bon matin, une chaleur communicative. La gentillesse et la convivialité dont faisait preuve son interlocutrice aurait peut être mis à l'aise n'importe quel client potentiel mais Kenneth lui restait sur le qui-vive ne connaissant ni cet endroit, ni ses alliés ou ennemis en ces lieux, mais il jouerait le jeu du client bien content du service offert. Alors que son interlocutrice prit la cigarette généreusement offerte, elle invita le jeune homme à la suivre dehors sans prendre de veste, ni rien pour se couvrir, il n'était pas du genre frileux mais il faisait frais ce matin.

- Vous n'allez pas avoir froid aussi peu vêtu par ce froid de canard ? Demanda Kenneth inquiété par la jeune hispanique.

Il la suivit alors dehors la clope au bec et le briquet à la main. Il était sur le point de lui offrir du feu pour allumer sa cigarette lorsque cette dernière s'alluma toute seule, c'était définitivement une Wicca, pyrokinésiste qui plus est. Le feu un élément que l'ancien gangster avait toujours voulu maîtriser, car bien pratique a plus d'un égard pour faire disparaître des corps ou même pendant un combat, mais son hydrokinésie offrait quant a elle une autre approche, plus sage comme lui répétait sa mère depuis sa tendre enfance. Il alluma donc sa cigarette avec beaucoup moins de classe que la vendeuse, mais le résultat était présent. Il inhala alors la première bouffée de nicotine avant de répondre :

- Catalina quel joli prénom, je m’efforcerais de ne pas trop l'écorcher. Effectivement quel rude homme j'eut été, j'en suis extrêmement désolé. Il prit alors une pause, une autre latte. Ce qui m'amène est assez personnel, il s'agit de Juliette Lechevalier, vous savez la jeune française qui a disparu en début de semaine. J'ai découvert récemment qu'elle venait régulièrement ici, et je voulais savoir ce qu'elle venait chercher ici savoir si elle s'était pas mis dans un genre d'histoire qui la dépasse.

L’inquiétude pouvait se lire sur le visage de l'ancien gangster, toujours pas de nouvelle après une semaine, les chances qu'elle soit encore en vie s’amenuise. Mais ce qui l'inquiétait le plus pour le moment était la catalane aussi légèrement vêtu, il mit sa cigarette à la bouche et enleva sa veste en cuir avant de la tendre vers elle :

- Tenez, vous me donnez froid a sortir comme ça ! Couvrez vous, vous me la rendrez lorsque l'on rentrera.

S'il y avait bien quelque chose que Julia Fraser avait réussi a inculquer dans le crâne de son fils c'était bien les règles de galanterie avec la gente féminine et le respect des femmes.

MessageMer 21 Mar - 22:07

Finnbheara

Il était prévenant de la part de Kenneth, que de se préoccuper de la santé de Catalina, dont la réponse se limita à un sourire espiègle. Le froid ne représentait qu'une simple bagatelle pour l'ardente catalane, elle n'en avait d'ailleurs pas ressenti le mordant depuis plus d'une quinzaine d'années. Une sensibilité qui en soi n'était une immense perte à ses yeux. Bien qu'elle écoutait les explications du jeune homme, son attention visuelle était focalisée sur un point de l'horizon se situant légèrement au dessus de l'épaule de ce dernier.  

- Juliette ! Une cliente régulière effectivement. Vous avez pu constater de visu la spécialité de notre librairie, la conclusion que vous pouvez tirer de ses motivations est assez évidente je pense. Elle s’intéressait à l'occulte comme bon nombre de nos clients Daoine. Je vous laisserais poser toutes vos questions à Wayne, ils étaient bons amis et c'est surtout avec lui qu'elle s'entretenait lors de ses visites. 

La jeune femme porta une nouvelle fois la cigarette à ses lèvres puis, aspira une bouffée de tabac. Lorsqu'elle allongea le bras, ce ne fut pas dans l'intention d'accepter la veste du jeune homme mais, plutôt pour décliner ce geste. Gentiment, elle écarta donc la main de ce dernier, de façon à la repousser vers lui. Bien que cela fût bref, Kenneth éprouva une douce sensation de chaleur au moment où, la paume de Catalina entra en contact avec le dos de sa main. Sensation qui s'évanouie dès l'instant où celui-ci fut rompu.

- Cette veste, vous sera bien plus utile à vous qu'à moi.

Survint sur ces entrefaites, un homme à la silhouette frêle, à la chevelure ébouriffée et d'une humeur gaie, insouciante. Il enlaça d'une manière amicale et enthousiaste la vendeuse, avant de déposer un baiser sonore sur l'une de ses joues.

- Tu ne devineras jamais la trouvaille rarissime que j'ai découverte à cette vente aux enchères. Et dire que j'ai réussi à l'acquérir pour une somme vraiment modique comparer à sa réelle valeur.

Wayne pénétra dans la foulée à l’intérieur de sa librairie, sans même daigner accorder le moindre regard à Kenneth. Il continuait à palabrer avec exaltation, sans se rendre compte que son interlocutrice ne l'avait pas suivi, occupée qu'elle était à fumer en compagnie de l'ami de Juliette.

- Le grimoire d'Aschmédaï, en Irlande ! Qui pouvait bien songer un seul instant, que le grimoire se trouvait là-bas alors, qu'on avait perdu sa trace depuis des siècles.

À la mention dudit grimoire, le visage de Catalina blêmit brusquement. Elle lança sa cigarette au loin, sans même prendre la peine de l'éteindre et emboîta le pas à son patron. Laissant Kenneth seul sur le trottoir, face à l'incompréhension de la scène.

- Tu ... tu es sur et certain de ce que tu avances ? Dios mio Wayne, tu n'aurais pas du le ramener à la librairie. Il faut que tu le confie à la garde du Convent au plus vite ou sinon nous ...

Les deux voix diminuèrent rapidement en crescendo, jusqu'à n'être plus perceptibles à l'ouïe des personnes se situant à l'extérieur du bâtiment.

MessageJeu 22 Mar - 18:45

Éléonor
Miller

Le trajet de Soho à la librairie "Pandora's Box" dura un peu plus d'une heure entre la marche et le métro. Le métro fut accueilli avec plaisir par le corps frigorifier de la détective. La fatigue ne l'aidait pas à lutter contre le froid et le restant de café de son thermos était maintenant froide depuis un bon moment. Le seul luxe qu'elle se permit fut de se griller une cigarette dans la dernière partie du trajet entre la station de métro et la librairie. Devant cette dernière elle remarqua une jeune femme et un homme entrain de discuter autour de leurs clopes respectives.

- Comment elle fait à rester dehors sans veste...

Éléonor avait marmonné cette phrase pour elle-même alors qu'elle parcourait les derniers mètres la séparant de l'entrée. Wayne Cree avait déjà disparu de sa vue à l'intérieur quand elle arriva enfin devant l'entrée. Contrairement à la catalane, l'américaine n'était pas des plus pimpantes avec ses cernes sous les yeux, au fond d'elles elle espérait que cette librairie pour passionné de truc ésotérique avait cédé à la mode du café fait maison pour sa clientèle, elle était même prête à boire du thé, du moment que c'était chaud et aidait à combattre le manque de sommeil. Elle ne s'attarda donc pas à l'extérieur et pénétra à l'intérieur savourant la douce caresse de la chaleur des lieux. Devant elle des livres, plein de livres, c'est sur ses parents auraient adoré l'endroit quoique pour eux cela manquaient certainement de pièges à rêves et d'encens. Éléonor, elle, préférait noyers ce qui hantait ses nuits sous l’alcool et les rencontres d'un soir.

MessageVen 23 Mar - 1:46

Kenneth
Fraser

La cigarette a la bouche, la veste tendue et c'est dans cette position que le froid londonien vint rajouter une couche de solitude au vent que le jeune homme venait de se prendre. Mais les renseignements que venait de lui apporter la catalane étaient intéressants, surtout le fait que Juliette et le gérant étaient de "bon amis" il se devait d'enquêter sur ça en même temps que sur de potentielles pistes pour retrouver la française. Pour l'instant il devait se concentrer sur Wayne et ce qu'il pouvait savoir. Lorsque Catalina refusa la veste d'un geste de la main, le contact fut très agréable une douce chaleur envahit l'ancien gangster à tel point qu'il oublia même que lui commençait à avoir froid, mais cette douceur s'arrêta lorsque le contact physique arriva à son terme.

- Un avantage de la pyrokinésie je suppose. Il inhala alors une bouffée de taba, remit sa veste et demanda. Et quel type de relation a Wayne avec Juliette ?

En effet c'était un début de jalousie qui commençait à naître en ce jeune homme qui venait de commencer à comprendre ses sentiments envers la jeune demoiselle disparue. Mais à peine eut-il finit sa question que l'intéressé pointa le bout de son nez, se précipitant vers son interlocutrice pour la saluer. Alors que Kenneth allait tendre la main, le libraire se précipita à l'intérieur en parlant à la catalane d'un livre nommé "grimoire d'Aschmédaï". Il n'avait entendu nulle part de ce livre mais aux vues de la réponse inquiète de Catalina ce n'était pas le genre de livre à avoir chez soi. Sa curiosité et son orgueil piqué au vif, il se dépêcha de finir sa cigarette avant de rentrer une nouvelle fois dans l'établissement. Le fait que la vendeuse énonça le nom du Conseil à son patron troubla fortement Kenneth, Wayne devait lui aussi être un wicca sinon elle ne lui en parlerait pas aussi ouvertement à moins qu'il ne soit qu'un Duine en lien avec les Wicca, c'était une question à laquelle il devait aussi répondre mais chaque chose en son temps. Alors qu'il planifiait de le laisser s'extasier sur sa nouvelle découverte quelques instants, une nouvelle personne fit son entrée, et aux vues de sa tête elle avait passé une nuit "difficile" dira-t-on. L'étudiant précipita un peu les choses en se rapprochant des deux vendeurs et en murmurant à Catalina :

- Je crois que vous avez un client. Puis il regarda droit dans les yeux le propriétaire des lieux avec un air sérieux. Excusez moi de vous dérangez alors que vous êtes de si bonne humeur mais, est ce que je pourrais vous posez quelques questions en privé ? S'il vous plaît, c'est important !

MessageMer 11 Avr - 18:29

Finnbheara

À l'intérieur de la librairie résonnait la voix de Catalina, qui s'exprimait dans sa langue d'origine. Le débit de ses paroles était rapide, le ton enflammé où vibraient les reproches démontrait clairement son état d'esprit du moment. La conversation semblait se faire en un sens unique soit, le propriétaire des lieux ne comprenait absolument pas le catalan soit, il n'accordait pas la moindre parcelle de son attention à son employée.

Il fallut d’ailleurs à cette dernière, quelques précieuses secondes pour que l'information transmise par Kenneth parvienne à son cerveau et ne réussit à détourner l'irritation éprouvée de sa cible. La maîtrise acquise durant sa formation pour contrôler son don de pyrokinésie, lui permit de museler ses sentiments rapidement et d'afficher un sourire chaleureux en direction de cette cliente impromptue.

- Bonjour, Bonjour. Vous désirez un renseignement peut-être ?

Wayne, profitant de l’accalmie engendrée par la divine providence, en profita pour s'éclipser en empruntant l'escalier en colimaçon menant au sous-sol. En ayant totalement occulté au passage, les paroles lui étant adressées par le jeune Wicca. Cette "retraite tactique" - pour ne pas employer le mot fuite - fut néanmoins remarquée par la principale concernée, qui adressa un petit geste de la main en direction de Kenneth. Lui signifiant par cela, d’emboîter le pas à l'autre homme, s'il désirait obtenir les réponses qu'il souhaitait glaner auprès de ce curieux personnage.

MessageVen 13 Avr - 2:20

Kenneth
Fraser


Le débit de parole espagnole était au niveau de la colère qu'on pouvait comprendre dans l'intonation de la voix de la catalane, mais ne se laissant pas décontenancer l'étudiant garda son sérieux. Attendant une réponse du propriétaire des lieux, c'est un autre vent qui vint lui répondre, mais ce bougre n’écharperait pas longtemps au courroux du jeune homme en recherche de réponse. Mais son interlocuteur prit une nouvelle fois la fuite, serrant le poing Kenneth se tourna vers Catalina qui elle avait retrouvé son attitude chaleureuse de tout à l'heure comme s'il ne s'était rien passé. D'abord surpris par ce revirement de situation Kenneth reprit vite ses esprits lorsque la vendeuse lui indiqua d'emboîter le pas à son patron. Il lui fit un léger signe de la tête en guise de remerciment et poursuivit celui qu'il avait tant attendu.

Il descendit alors les escaliers en colimaçon, et se retrouva alors dans lune pièce en tout point similaire à celle que l'on peut trouver à l'étage. Des étagères remplirent de vieux livres qui avaient sans doute le triple de l'âge de l'ancien gangster si ce n'était bien plus. Mais il y avait aussi plein de bocaux rempli de liquides étranges et ésotériques, d'autres avec des graines avec leurs noms en latin dessus et des plantes avec d'étranges feuillages. Si seulement Kenneth avait daigné à prêter plus d'attention à sa mère pendant son adolescence il saurait peut-être ce qui l'entoure, tout ce qu'il pouvait dire pour le moment c'est que c'était en lien très étroit avec la magie. Au fond de cette pièce, une porte grand ouverte donnante sur une sorte de bureau où Wayne avait installé son sac et en sortait d'étrange grimoire, il avait le sourire aux lèvres et semblait être comme un enfant devant un nouveau jouet. Peut-être que Kenneth n'avait pas beaucoup suivi a l'époque mais il savait qu'il ne fallait pas prendre à la légère la magie.

Il s'avança alors vers la pièce, toqua à la porte puis s'engouffra dans la pièce ;

- Bonjour, excusez moi de vous déranger une seconde fois mais vous n'êtes pas un homme facile d'accès. Mais laissez moi me présenter d'abord, Kenneth Fraser. Il tendit alors sa main afin de s'assurer qu'il avait la pleine attention de son audimat. Je suis un ami de Juliette Lechevalier, et si je suis là aujourd'hui c'est parce qu'elle a disparu depuis bientôt une semaine. J'ai découvert qu'elle venait souvent ici alors je me suis dit que vous saviez quelque chose qui pourrait nous aider a retrouver Juliette.

L'inquiétude pouvait se sentir dans la voix de l'étudiant, puis il regarda droit dans les yeux son interlocuteur et dit :

- J'espère juste la retrouvé au plus vite, alors si vous savez quoi que ce soit ça nous serait d'une grande aide.

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